Un livre d'heures est un livre liturgique destiné aux fidèles catholiques laïcs,à la différence du bréviaire destiné aux clercs,et permettant de suivre la liturgie des heures.En complément de ce recuiel de prièresliées aux heures de la journée,le livre d'heures comprend généralementun calendrier pour suivre l'évolution de la liturgie tout au long de l'année,mais aussi parfis des psaumes,les évangilesainsi que des offices particuliers.Il s'agitdu type le plus courant d'ouvrage médiéval enluminé même si tous ne comportent pas de décorations. Il constituent à ce titre une importante documentation sur la vie à la fin du Moyen Age et sont la source d'une iconographie sur la chétienté médiavale.
(Source wikipédia)
Deux livres d'heures ont appartenu à des familles DENOUAL
- L'un à Gilles DENOUAL :
Livre d'heures à l'usage de saint Malo" Publié entre 1400 et 1500. Réalisé en Flandres ou par un artiste flamand, pour un Breton de la région de Saint-Malo. Le calendrier et les litanies comportent de nombreuses mentions de saints bretons, notamment saint Malo, saint Cast, saint Enogat. On trouve également dans le calendrier, au 30 octobre, la mention de la dédicace de la cathédrale de Saint-Malo.

Ce livre est consultable aux champs libres à Rennes:
http://opac.si.leschampslibres.fr/iii/encore/record/C__Rb1866463__Slivre%20d%27heures%20__P1%2C27__Orightresult__
U__X6;jsessionid=A9735D040B8A565D8E48BC24C47C0668?lang=frf&suite=pearl
- L'autre à Jehan DENOUAL et à Jeanne MEYNGART, son épouse :
Collection particulière
Heures, 1499, Gand ou Bruges
"Ces heures appartiennent a Jehan de noual le jeune et a Jehanne meyngart so(n) espeuse demourant a sai(n)t malo en bretaigne. Et fure(n)t aco(m)plies le xvij jour de may Lan IIIJxx XIX".
La décoration de ces Heures est attribuée au Maître de l'Ancien Livre de Prières de Maximilien I (Alexandre Bening ?) et au Maître des Livres de Prières. Gand, Bruges, 1499. Manuscrit ainsi décrit dans le catalogue de la Vallière7 :
« Superbe et très précieux manuscrit sur vélin, de la fin du xve siècle, contenant 159 feuillets.
Son écriture est en lettres de forme, à longues lignes, ses tourneures sont peintes en or et en couleurs ;
& il est enrichi de 31 miniatures, recommandables par la fraîcheur & la richesse de leurs couleurs.
Elles sont de deux grandeurs ; il y en a 14 d'environ 4 pouces & demi de hauteur, sur 2 pouces 9 lignesde largeur, & 17 d'un pouce & demi en quarré ; 44 cadres qui ornent autant de pages, & qui représentent des fleurs, des insectes, & des fruits peints sur des couches d'or, ne contribuent pas peu à relever le mérite de ce livre. On lit sur le dernier feuillet :
Ces heures appartiennent a Jehan de noual le jeune Et a Jehanne meyngart so(n) espeuse Demourant a sai(n)t malo en bretaigne. Et fure(n)t aco(m)plies le xvij jour de may Lan iiijxxxix.
Le Nobiliaire universel de France nous apporte quelques détails sur ce Livre d'heures et ses propriétaires : « Le comte A. Maingard conserve comme une précieuse relique un très beau livred'heures, orné de superbes miniatures, remarquables de conservation, qui a été exécuté pour Jeanne Maingard, épouse de Jean de Noual, en 1499. Il a été longtemps dans la maison de Chatillon, et lehasard l'a fait retrouver à la vente de feu Beurdeley père, qui a eu lieu le 10 avril 1883, où il a été pousséaux enchères jusqu'à la somme de huit mille francs.Il forme un volume petit in-8°, de cent quatre-vingtcinq millimètres de hauteur sur cent trente-deux de largeur, composé de cent cinquante-neuf feuillets de vélin très fin et enrichi de quatorze grandes miniatures représentant différentes scènes de l'Ancien
et du Nouveau Testament, de vingt-huit encadrements qui environnent le texte, de dix-sept demiencadrements qui consistent dans une reproduction de fleurs, de feuilles, de fruits sur lesquels sont posés des oiseaux et des insectes, et de dix-sept vignettes représentant vingt-huit figures de saints et de saintes.
On peut sans hésitation établir que toutes ces miniatures ont été enluminées par le même historieur, et la suite, ainsi que la composition des dessins ont une analogie extraordinairement frappante avec ceux du livre d'heures d'Anne de Bretagne. Les formes en sont gracieuses, les mains très bien traitées et les figures sont si remarquables de finesse et d'expression particulière, que chacune décèle un portrait.
La richesse du costume des jours d'apparat et la ressemblance qui existe entre les traits de David pénitent (miniature 13) et ceux d'un des rois mages (miniature 9), indique le portrait de Grégoire Maingard, grand-père de Jeanne Maingard ; la sainte Elisabeth de la miniature 4, celui de Marie Boulain10, sa mère.
On sait qu'il était d'usage de reproduire les traits du propriétaire du livre dans la figure du saint son patron, les mêmes traits ayant été donnés à saint Jean-Baptiste et au Christ que l'on voit en tête du livre, nous n'hésitons pas à dire que c'est le portrait de Jean de Noual et que Jeanne Maingard est représentée sous les traits de la Vierge, invariablement les mêmes dans les différentes miniatures. Jeanne Maingard s'était mariée en 1497 et nous trouvons, dans les registres de baptêmes de Saint-Malo, Marie Boulain et Jehanne, sa fille, marraines le 23 janvier 1494, de Marie Maingard, fille de Thomas Maingard et de Cardine Casset. Le 30 mars 1497, Jehanne Maingard, femme de Jehan de Noual, marraine de Perrine Maingard, soeur de la précédente. Le 27 janvier 1506, Jehanne Maingard, femme de Jehan de Noual, marraine de Jehan Maingard, fils de Robin Maingard et de Ollive Boulain.
Sources : "Horae ad usum macloviensis diocesis" Jean Luc DEUFFIC


